oct 09

Crise financière, banques et PME

Face à la crise financière internationale, le Président de la République, le Gouvernement et la majorité parlementaire ont rapidement réagi afin de protéger notre économie, nos entreprises et nos emplois.

Le Premier ministre, François FILLON, a annoncé, hier à l’Assemblée, lors de la déclaration du Gouvernement sur la crise financière et bancaire*, la mise en place d’une structure juridique détenue par l’Etat et bénéficiant de sa garantie explicite, dans le but d’intervenir financièrement et sans délai en faveur des banques.

Je suis tout à fait favorable à cette mesure car la faillite de ne serait-ce qu’une seule banque dans notre pays serait un véritable désastre pour notre économie. Et c’est bien le premier devoir des hommes politiques que d’éviter les désastres…

Nous voulons ainsi créer les conditions du retour de la confiance dans le système bancaire et assurer la reprise des prêts entre les banques.

Je tiens aussi à saluer la décision concertée des banques centrales de baisser leurs taux directeurs : la décision coordonnée de la BCE, de la Banque d’Angleterre, de la Fed et de la Banque du Canada de baisser de 50 points de base les taux est dans ce contexte un signal très fort pour nos économies et nos entreprises.

S’agissant de nos entreprises, en particulier de nos PME, elles doivent faire l’objet de toutes nos attentions. Il faut en cette période de crise leur permettre d’avoir accès aux crédits afin qu’elles puissent investir. Car l’investissement est un des leviers majeurs de la croissance et en temps de crise tout doit être fait pour stimuler la croissance. J’avais d’ailleurs alerté le Gouvernement sur ce point là, il y a quelques temps, notamment dans une question écrite.

Je suis heureuse de voir que le Gouvernement a entendu mes préoccupations en mettant en place 3 mesures concrètes :

  • La nomination dans chaque région d’un “parrain PME” chargé d’identifier en temps réel les difficultés auxquelles sont confrontées les PME afin de les orienter vers les intervenants capables d’apporter des réponses appropriées à leurs besoins.
  • Le lancement d’un numéro Azur et d’un site internet dédiés aux PME. Ces dispositifs doivent permettre aux PME d’accéder, à très brève échéance, aux prêts et garanties mis à leur disposition par Oseo.
  • La mise à disposition, effective et à des conditions avantageuses, de trente milliards d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI) pour les PME. Je salue cette performance qui illustre la mobilisation européenne pour amortir au maximum les chocs financiers sur l’économie réelle. Cela illustre aussi le volontarisme et l’efficacité de la majorité présidentielle, y compris en période de crise grave.

Ainsi, par les mesures que nous avons décidé avec réactivité et celles que nous prendrons encore si la situation l’exige, les conséquences de cette crise financière auront été réduites le plus possible. Cette crise aura néanmoins eu le mérite de poser la question au niveau mondial des dérapages du capitalisme financier tel qu’il était pratiqué. Des solutions vont d’ailleurs rapidement être mises en place.

Car il est temps de remettre du bons sens et de la morale dans notre pratique du capitalisme. Il est temps de remettre les salariés et les entreprises au coeur du capitalisme et non les seuls financiers!

Accéder au courrier que m’ont envoyé Mme Christine LAGARDE, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi et de M. Hervé NOVELLI, secrétaire d’Etat chargé du commerce, de l’artisanat et des PME.

* Cette déclaration a été suivie d’un débat qui a permis un réel échange entre les ministres et les députés. Je tiens à signaler que ce genre d’initiative est une nouveauté, qui est la suite logique du renforcement des pouvoirs du Parlement, voté par la majorité présidentielle lors de la réforme constitutionnelle du 21 juillet dernier.

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