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oct
06
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Jeudi et vendredi derniers, j’ai participé aux Journées parlementaires de l’UMP. Elles avaient lieu dans notre département, à Antibes Juan les Pins. Je suis particulièrement heureuse d’avoir pu accueillir mes collègues dans notre beau département.
Ces rencontres annuelles sont l’occasion de nous réunir pour faire un bilan des réformes engagées et définir les priorités de l’année parlementaire à venir. Elles permettent aussi des échanges détendus et informels entre députés, sénateurs et membres du Gouvernement.
Vendredi matin j’ai écouté avec attention tous les discours.
Jean-François COPE, le Président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, a pris la parole pour nous parler des nouveaux enjeux et de la coproduction législative.
Bernard ACCOYER, Président de l’Assemblée nationale, a ensuite pris la parole pour nous parler du grand chantier de cette année pour l’Assemblée nationale : concrétiser les avancées démocratiques de la révision constitutionnelle que nous avons adoptée le 21 juillet dernier. Il a récapitulé les différents aspects renforçant le pouvoir du Parlement et a insisté sur le problème de l’absentéisme. Il pilotera la révision de notre Règlement qui traduira tous les progrès pour l’Assemblée désormais contenus dans la Constitution Française.
Ensuite Gérard LARCHER, notre nouveau Président du Sénat, a livré sa vision d’un Sénat moderne, avec son habituelle énergie.
Enfin, François FILLON, Premier Ministre, a conclu la matinée, avec hauteur et en affichant sa détermination.
Il a souligné que depuis l’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007 nous avons réalisé ou engagé plus des deux tiers des engagements de la campagne présidentielle : réhabilitation du travail, desserrement du carcan des 35 heures qui pourront désormais faire l’objet d’une négociation d’entreprise, autonomie des universités, démocratie sociale avec la fin du monopole des candidatures aux élections professionnelles, service minimum dans les transports et à l’école, alignement des régimes spéciaux de retraite sur les principes du régime général, fusion de l’ANPE et de l’UNEDIC, Grenelle de l’environnement, loi de modernisation de l’économie, reforme des Institutions, etc.
Il a invité les Français à s’interroger sur la situation dans laquelle nous nous trouverions si c’était le projet de nos concurrents – dont la principale intéressée avait d’ailleurs reconnu quelques semaines après qu’il ne tenait pas la route – qui avait été mis en œuvre. Généralisation des 35 heures dans les PME, augmentation arbitraire du SMIC, maintien des inégalités des régimes de retraites, augmentation massive des impôts et refus de réduire la dépense publique : la vérité c’est que la France serait, à cette heure, totalement asphyxiée par le retournement de la conjoncture économique. Hypothèse sinistre au regard de tout ce que nous avons fait, derrière Nicolas SARKOZY, pour permettre à la France d’avoir des bases économiques plus solides, ce qui est loin d’être inutile en cette période de crise financière internationale.
Ensuite François FILLON a donc longuement parlé de la crise financière internationale. Il a expliqué les mesures que nous avons prises pour protéger la France, notamment pour sauver Dexia et pour permettre aux entreprises, particulièrement les PME, de pouvoir continuer à investir dans ce contexte tendu. Enfin il a appelé, face à cette crise, à l’unité nationale.
Je pense que cette crise financière est révélatrice de problèmes profonds et nous appelle à l’action. Il faut recadrer un système devenu incontrôlable et sans éthique, bâtir de nouvelles régulations, instaurer de nouveaux rapports entre l’Etat et le marché ; et comme nous l’avons déjà fait dans plusieurs lois revaloriser le travail par rapport au capital. Ainsi le capitalisme aura des bases plus saines et plus solides, et pourra produire tous ses effets bénéfiques pour notre société, pour notre pays, pour les Français.
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