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déc
02
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L’actualité met en lumière un certain nombre de problèmes de santé publique, particulièrement répandus chez les jeunes.
- L’alcoolisation des jeunes prend une dimension de plus en plus inquiétante. Les soirées « binge drinking », dont le seul but est de consommer le plus d’alcool possible, ont même fait leur apparition à grande échelle.
- Les troubles liés à l’alimentation sont également un fléau qui se répand dans notre société occidentale.
- Le suicide est un drame pour tous. Ce fléau affecte particulièrement notre jeunesse. C’est d’ailleurs la deuxième cause de mortalité chez les adolescents.
- Le tabac et les drogues sont également des problèmes majeurs de santé publique qui concernent de plus en plus la jeunesse, de plus en plus tôt.
Face à ces problèmes, nous devons trouver des solutions, des solutions si possible durables.
Pour agir de manière positive sur les comportements individuels, l’éducation au plus tôt est le meilleur moyen d’action, le plus efficace, le plus durable.
Dans beaucoup de cas, le cadre familial ne suffit plus pour apprendre à nos jeunes des règles de base leur permettant d’être des adultes responsables et en bonne santé. Toutefois, l’éducation par la famille n’est pas un aspect à négliger s’agissant de ces problèmes ; l’approche par la prévention scolaire me apparaît plus pragmatique et moins invasive dans la vie familiale.
L’école est le lieu de la République consacré à l’éducation et à la formation. Pour les disciplines scolaires mais pas seulement : l’école est aussi une école de la vie, une école de la citoyenneté.
A l’heure actuelle, un certain nombre d’enseignements et de sensibilisations sont prévus dans le code de l’éducation en matière de santé : sexualité, gestes de premier secours, consommation d’alcool par les femmes enceintes, consommation de drogues. Ces séances de prévention sont animées par les professionnels de médecine scolaire mais aussi par des associations.
Nombre de problèmes majeurs auxquels sont confrontés les jeunes sont donc exclus de cette prévention scolaire.
C’est pourquoi je viens de déposer une proposition de loi visant à faire de ces séances de vraies séances de prévention transversales, en y intégrant les problématiques des dangers de l’abus d’alcool, des méfaits du tabac, des troubles alimentaires et du suicide.
J’ai également imaginé de concrétiser ces séances transversales de prévention tout au long de la scolarité par un « brevet de bonne santé », à l’instar de ce qui se fait en matière de sécurité routière.
Ainsi le collège et le lycée deviendront de véritables écoles de la vie. Les jeunes, que l’on aura su protéger des excès, auront toutes les chances de devenir des adultes épanouis et équilibrés. Les jeunes doivent être l’objet de toutes nos attentions : ils sont l’avenir de notre pays.
Tags:alcool, alimentation, éducation, santé
