Depuis le 9 décembre dernier, les agents de conduite des TER de Nice sont en grève. En réaction à cette grève dans les transports ferroviaires, qui n’a que trop duré, je viens d’écrire au Préfet de Région, au Président du Conseil régional, au Président de la SNCF et à la CGT.
Je me suis fait l’écho du ras-le-bol généralisé des usagers.
Le service minimum, mis en place par la majorité présidentielle en août 2007, est un progrès incontestable, qui donne une meilleure information aux voyageurs et évite la paralysie totale.
Néanmoins le blocage actuel dans les Alpes-Maritimes me conduit à envisager un renforcement du service minimum, pour le bien de tous. Il existe en effet des moyens d’action plus modernes qui permettent un véritable dialogue social sans prendre en otage les usagers du service public.
Car le service public, ce n’est pas mettre en difficulté des milliers de personnes qui ont besoin du TER pour aller travailler, gagner leur vie et nourrir leur famille.
Dans le contexte du Grenelle de l’environnement, le service public c’est créer les conditions pour qu’un maximum de personnes abandonnent la voiture individuelle au profit des transports en commun. Cette grève est malheureusement un véritable repoussoir, qui nous éloigne d’objectifs de réduction d’émission de CO2 pour la santé de notre planète, de ses habitants.
J’ai profité de mes courriers aux autorités régionales pour leur demander de prendre des actions concrètes pour réduire les retards et les annulations de trains dont sont victimes les usagers, au quotidien, même hors période de grève.
J’appelle solennellement les agents de la SNCF à reprendre le travail pour arrêter de pénaliser les usagers, qui sont les victimes innocentes de cette grève.
La proposition formulée par la direction régionale de la SNCF mardi 6 décembre (la mise en formation de douze nouveaux conducteurs destinés à renforcer les 180 agents niçois) est un signe de bonne volonté. Ce signe justifie de reprendre le travail et de permettre aux voyageurs de bénéficier à nouveau d’un service normal.
Cette offre s’ajoute à la promesse faite mi-décembre de détacher 17 agents supplémentaires à partir de janvier en région PACA, dont 8 à Nice, en attendant la formation de 24 conducteurs.
Un dialogue social de qualité nécessite du réalisme et de faire des efforts lorsque des propositions concrètes et positives sont faites.
J’appelle tout le monde à la sagesse et espère sincèrement que le service normal reprendra au plus vite.
