La médiation initiée par la Préfecture des Alpes Maritimes entre la direction régionale de la SNCF et les syndicats représentant les conducteurs des TER de Nice n’a malheureusement donné aucun résultat. Je regrette que le dialogue n’ait pas porté tous ses fruits.
Cette prise en otages des usagers n’a vraiment que trop duré. Les cheminots donnent une mauvaise image d’eux-mêmes auprès de la population tout entière : payés par de l’argent public, ils oublient actuellement leur mission de service public en portant préjudice aux usagers. Je déplore ces méthodes d’arrière-garde qui ne témoignent pas d’un esprit de responsabilité.
Je rejoins l’objectif de la direction de la SNCF : les usagers doivent retrouver « un service TER normal dès vendredi 23 janvier. Tout le monde doit se rassembler sur cet objectif ».
J’apprécie également la main tendue de la direction qui « maintient l’intégralité de ses propositions, y compris celles faites à l’occasion de la médiation ».
Au plan national, j’ai naturellement poursuivi mon action pour que le trafic puisse être assuré le plus rapidement possible.
Je suis intervenue auprès du Ministre du Travail et du Secrétaire d’Etat chargé des transports.
Je soutiens également la proposition de loi d’Eric Ciotti qui vise à améliorer l’application du service minimum, et qui propose notamment des mesures de réquisition.
Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale, a rapidement mis en place une mission d’évaluation sur ce sujet. je suivrai ses conclusions avec la plus grande attention.
M. Brice Hortefeux, Ministre du Travail, a annoncé que le Gouvernement consulterait les syndicats et les partenaires sociaux. Après cette phase, le Gouvernement proposera les ajustements qui pourraient se révéler nécessaires, dans un délai d’un mois, afin que ces situations déplorables où les travailleurs sont pris en otages cessent.
C’est bien tout le sens de mon action en réaction à cette grève : sur le court-terme, rétablir le trafic, et sur le long-terme, trouver le moyen durable, dans le respect du droit de grève, pour que cela ne se reproduise plus.
