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jan
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Après avoir averti la ministre de la Santé au mois d’octobre dernier de ma surprise face à ses propositions, je vais, avec plusieurs de mes collègues députés de la majorité parlementaire, déposer un amendement au projet de loi Hôpital Patients Santé Territoires.
Cet amendement vise à ne pas aller jusqu’à l’interdiction pure et simple de toute forme d’alcool pour les jeunes entre 16 et 18 ans.
L’interdiction me paraît en effet peu efficace, quand on connaît le goût de l’interdit des adolescents, et que l’on peut imaginer qu’ils sauront trouver des astuces pour s’approvisionner malgré cette interdiction.
Je propose de laisser la possibilité aux jeunes de 16 à 18 ans de consommer du vin et de la bière, comme c’est le cas actuellement. Néanmoins, face à la montée inquiétante des problèmes d’abus d’alcool chez les jeunes, ce qui pose un véritable problème de santé publique mais aussi qui est la source bien souvent de troubles à l’ordre public :
- Je veux mettre le paquet sur la pédagogie.
- Je veux également améliorer la législation actuelle, qui peut l’être sur bien des points sans aller jusqu’à tout interdire. Je propose par exemple d’interdire la vente à emporter des alcools forts pour les mineurs de plus de 16 ans, comme c’est le cas pour la vente dans les bars.
- Je veux aussi que les contrôles soient renforcés, dans les bars, comme dans les magasins, pour s’assurer de la bonne application des lois pour protéger notre jeunesse.
La prévention est, chez les adolescents, plus efficace et plus responsabilisante que l’interdiction.
Il faut que les jeunes de 16 à 18 ans puissent apprendre la consommation modérée, notamment de vin, qui, consommé avec modération, contribue à notre art de vivre et fait la fierté de notre pays dans le monde entier. Ainsi ils auront ce sens de la modération une fois adulte, car les abus d’alcool ne concernent pas que les jeunes.
C’est dans cet esprit plus préventif que répressif que j’avais déjà déposé une proposition de loi, cosignée par 81 députés, dont le but est de rendre obligatoire, dans les collèges et lycées, des séances transversales de prévention. A l’issue de ces séances, un « brevet de bonne santé », à l’instar du brevet de sécurité routière, sera délivré aux jeunes.
Ainsi tous les jeunes pourront être efficacement sensibilisés à l’ensemble des comportements à risques auxquels ils sont confrontés ou seront confrontés dans leur vie d’adulte. Ce qui, étrangement, n’est pas encore le cas dans notre pays.
Tags:alcool, éducation, prévention, santé
