
L’ex-footballeur international Basile Boli, auteur du but qui avait fait de l’Olymique de Marseille le champion d’Europe en 1993, a été placé mardi matin en garde à vue à la BRDE, service de la sous-direction des affaires économiques et financières de la Police Judiciaire parisienne.
En tant que Présidente du Groupe d’études à l’Assemblée nationale sur la vie associative, je tiens à rappeler avec force que :
1) La présomption d’innocence doit être respectée pour Basile Boli comme pour toute personne. Le placement en garde à vue hier matin de l’ex-footballeur international et président de l’association « Entreprendre et réussir en Afrique » (ERA) pour abus de confiance et de recel d’abus de confiance n’est pas une preuve de sa culpabilité.
2) Il faut laisser la justice faire son travail en toute indépendance. Charge à elle de punir sévèrement, en application des lois votées par les parlementaires, les dirigeants qui s’adonneraient encore à des pratiques honteuses et étrangères à l’esprit associatif.
3) Il ne faut pas généraliser les quelques rares cas avérés de dirigeants associatifs indélicats qui nous sont livrés en pâture. L’immense majorité des responsables du million d’associations françaises est dévouée et désintéressée. La suspicion systématique vis-à-vis des associations n’a aucun fondement.
4) Quelques épiphénomènes déplorables ne doivent pas faire oublier les efforts colossaux faits par les parlementaires et par le monde associatif lui-même pour mettre en place des règles de bonne gouvernance et de transparence financière.
5) Le monde associatif est avant tout le lieu où s’expriment les générosités des Français. A ce titre, je salue le travail remarquable fait par près de 15 millions de bénévoles au sein des associations françaises, au service de l’intérêt général et de la cohésion sociale.
