Depuis quelques temps, la chaîne ne vend que des hamburgers halal dans huit de ses restaurants. Le bacon y est remplacé par de la dinde fumée et le bœuf est certifié halal, c’est-à-dire tué selon certaines règles par un sacrificateur agréé. L’expérience « hamburger halal » est simplement signalée à l’entrée de ces restaurants par des affiches.
Je dénonce ce coup médiatique orchestré par Quick. En effet, en expérimentant le 100% halal, la chaîne de restauration rapide savait très bien qu’elle allait créer une polémique dans le pays.
Ce coup médiatique regrettable ne doit pas faire oublier la question essentielle des teneurs en gras, en sel et en sucres des produits vendus dans les fast-foods.
Plutôt que de s’engager sur la piste du hamburger communautariste, la chaîne Quick serait mieux inspirée d’agir pour élaborer des hamburgers diététiquement plus sains. C’est une question majeure de santé publique !
Je tiens aussi à rappeler que l’abattage rituel se fait par dérogation aux règles de protection animale. En effet, pour assurer la liberté de l’exercice des cultes, la méthode d’abattage halal peut se faire sans étourdissement préalable, alors que celui-ci est en principe obligatoire pour diminuer la souffrance animale lors de l’abattage. Faire manger halal à tous sans qu’aucun motif religieux ne le commande augmente donc à grande échelle et de manière inutile la souffrance animale, ce qui n’est pas acceptable.
Enfin, faire manger halal à tous dévalorise l’aspect religieux qui s’attache à ce mode d’abattage rituel musulman et me semble contraire au principe fondamental de laïcité.
