Le 8 avril dernier, j’ai été invitée pour intervenir lors des premières « Rencontres parlementaires des Entreprises du Patrimoine Vivant » qui se déroulaient au Sénat.

Ces rencontres ont été organisées en partenariat avec l’Institut Supérieur des Métiers.

Qu’est-ce que ce label ?

Le label « Entreprise du Patrimoine Vivant » est une marque du Ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, mise en place en 2005 pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. Ces maisons se distinguent par une histoire et un patrimoine parfois séculaires, des capacités d’innovation et des savoir-faire rares et pointus qui ont contribué à asseoir leur notoriété dans le tissu entrepreneurial français.

Près de 700 entreprises bénéficient de ce label de très haut niveau.

Les métiers d’art représentent près de 80 % des entreprises labellisées, mais de nouveaux secteurs émergent (nautisme, automobile, machinisme agricole). Les entreprises labellisées bénéficient d’une promotion sur le site www.patrimoine-vivant.com et sont, en outre, encouragées à se développer par le biais de deux crédits d’impôt : une majoration du crédit d’impôt apprentissage à 2 200 euros par apprenti employé au lieu de 1 600 euros ; un crédit d’impôt « création » pour les dépenses liées à la conception de nouveaux produits.

Ce label a également vocation à être une carte de visite à l’international, gage de l’excellence des produits et des savoir-faire français. Ce label doit être un outil du rayonnement de notre pays dans le monde.

Lors de mon intervention à la table-ronde, j’ai pu rappeler que les EPV sont à la fois l’expression de l’excellence française et le témoignage de l’identité artistique et culturelle d’un territoire donné. Ces entreprises offrent un panorama transversal des activités patrimoniales de notre temps : de l’Art du tissu à celui du bois, de l’argent aux produits alimentaires, de la création à la restauration, tous les métiers d’Art sont représentés.

Les entreprise EPV sont des PME de main d’oeuvre qui peuvent constituer une laboratoire de la politique de développement territorial.

Cette table-ronde fût également l’occasion de riches échanges avec les artisans.

Nous avons pu identifier un certain nombre de faiblesses qu’il faudra combler rapidement.

Le label EPV est malheureusement encore trop mal connu du grand public. Mais il est également mal connu des entreprises, quelles que soient leur taille et leur forme juridique. De plus, la transmission de ces entreprises n’est pas toujours assurée par manque de formation ou par manque de financement, en particulier compte tenu de la crise.

La notoriété à l’international de ce label d’excellence peut également être grandement améliorée.

Nous allons continuer de travailler avec le gouvernement et les entreprises afin de parvenir à valoriser comme il se doit l’excellence française.

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Muriel Marland-Militello, Député des Alpes-Maritimes

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