Ma réaction à une dépêche AFP « assez stupéfiante » :

Si Monsieur Vanneste avait lu la proposition de résolution que je lui ai envoyé la semaine dernière, il saurait que je ne cherche absolument pas à « apporter une nouvelle limite à la liberté de pensée, de s’exprimer ou d’investiguer ».

Si Monsieur Vanneste avait lu ma proposition de résolution il saurait que j’y « réaffirme solennellement l’attachement à la liberté de la presse, liberté fondamentale à valeur constitutionnelle, valeur essentielle de la République française et indispensable à toute société démocratique. »

Ainsi la presse est tout à fait nécessaire par exemple pour rapporter des propos d’un élu tenus publiquement même s’ils sont profondément choquants et condamnés par la suite par la justice.

Dans ma proposition de résolution, je ne fais que redire un état de fait consacré par les textes, un équilibre établi entre liberté de la presse et droits et libertés individuels qui me semble actuellement menacé.

La liberté d’expression est effectivement au coeur de la démocratie mais comme toute liberté elle ne permet pas tout, notamment pas d’opprimer, de calomnier, de salir une personne.

Personne n’est au dessus des lois. La liberté de la presse, comme toute liberté, s’arrête à ce qu’interdit la loi dans l’intérêt général.

J’invite donc Monsieur Vanneste à se joindre à la liste des signataires de ce texte, à moins qu’il ne soit contre le respect de la personne humaine, du secret médical, de la présomption d’innocence, du secret-défense…

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Muriel Marland-Militello, Député des Alpes-Maritimes

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