Je souhaite alerter les contribuables français sur une arnaque grave qui a lieu actuellement. Cette fraude est très grave pour au moins deux raisons.
* Grave car elle atteint la confiance dans l’économie numérique.
* Grave car elle bafoue le lien de confiance qu’il existe entre les contribuables et l’administration fiscale.
Des e-mails frauduleux ont été adressés à certains contribuables par un expéditeur utilisant l’entête ou la signature du Ministère du budget, des comptes publics et de la réforme de l’Etat ou de la Direction générale des finances publiques. Ces courriers, accompagnés le plus souvent d’un formulaire, invitent les contribuables à communiquer des informations personnelles ainsi qu’un numéro de carte bancaire en vue soit-disant d’obtenir un remboursement d’impôt. Cette technique est appelée phishing ou « hameçonnage » a pour objectif de tromper les internautes afin de leur escroquer des sommes d’argent.
Je tiens à relayer l’information qui a été donnée par la Direction générale des finances publiques qui confirme ne pas être à l’origine de ces envois.
Je tiens à rappeler à tous que l’administration fiscale ne demande en aucun cas le numéro de carte bancaire ni pour le paiement d’un impôt ou le remboursement d’un crédit d’impôt, ni pour compléter des coordonnées personnelles.
Si vous recevez un tel courrier électronique :
- ne répondez pas au message,
- ne cliquez pas sur les liens à l’intérieur du message (ils peuvent vous rediriger vers un faux site),
- supprimez le message de votre boîte mail.
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Ces courriels frauduleux sont proprement scandaleux et doivent être sévèrement punis. Les moyens techniques les plus puissants doivent être mis en oeuvre pour retrouver les délinquants qui commettent ces actes ignominieux.
De manière générale, il est recommandé de ne jamais communiquer par courrier électronique de données personnelles et surtout pas le numéro de carte bancaire qui peut être utilisé de manière frauduleuse.
PAYER SES IMPOTS, UN DEVOIR CITOYEN
L’obligation de payer ses impôts a été établie par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés » (article 13).
