L’évolution démographique et la crise économique nous poussent à accélerer le rythme de la réforme des retraites par rapport aux prévisions de 2003.
A droite nous avons fait un choix clair : réagir rapidement pour sauver le régime de retraite par répartition sans baisser le montant des retraites ni faire peser le financement sur la croissance et la compétitivité économique de la France.
Et pour une fois le parti socialiste a des propositions à faire…
Que propose donc le parti socialiste au sujet des retraites ? Des taxes, des taxes et encore des taxes. Ce qui se traduirait par une baisse du pouvoir d’achat pour les petites et moyennes retraites et qui par la même occasion inciterait aux délocalisations. Les propositions avancées par le parti socialiste sont en effet particulièrement néfastes. Non seulement elles ne rapporteraient pas les sommes annoncées mais elles pèseraient sur l’emploi et sur les petits et moyens revenus.
Le parti socialiste continue de mentir et de ne pas faire ce qu’ils promettent. Ils ont même la mémoire de plus en plus courte !!! Petit rappel des faits :
- En 1993, les socialistes avaient promis d’abroger la réforme Balladur. L’ont-ils fait ? Non !
- En 2003, les socialistes avaient promis d’abroger la réforme que l’UMP a mise en place. Veulent-ils toujours le faire ? Non car aujourd’hui les socialistes intègrent cette réforme dans leurs propositions.
- En 2007, les socialistes ont combattu la réforme des régimes spéciaux menée courageusement par le Gouvernement et la majorité présidentielle au nom de l’équité. Veulent-ils toujours le faire ? Non évidemment puisque je n’ai trouvé aucune phrase visant à revenir sur cette réforme.
Tout se passe comme si les socialistes considéraient qu’à chaque fois la bonne réforme est la précédente. Et ce n’est pas un hasard si la « réforme précédente », à chaque fois, a été menée par la droite car, nous, nous ne sommes pas en retard d’une réforme et nous avons le courage de prendre nos responsabilités sur le sujet des retraites comme sur tout autre.
Comparé aux propositions fantaisistes des socialistes, que propose la majorité présidentielle pour sauver les retraites ?
A l’UMP nous avons, une fois de plus, choisi la responsabilité, en trouvant des solutions de financement durables et justes.
Je tiens à souligner qu’il est plus simple politiquement de porter l’âge de 65 à 60 ans plutôt que de le porter de 60 à 62 ans. Mais la situation du régime des retraites et les évolutions démographiques nous appellent à autre chose que de céder à la facilité et à la démagogie.
En raison de l’augmentation de l’espérance de vie et des déficits croissants des caisses de retraite qui en découlent, nous allons augmenter de 60 à 62 ans l’âge légal de départ à la retraite et de 65 à 67 ans l’âge pour la retraite à taux plein sans avoir ses trimestres.
* Cette réforme est une réforme progressive qui va se dérouler sur 7 ans. Ce passage va se faire au rythme de quatre mois supplémentaires tous les ans jusqu’en 2018.
* Cette réforme est une réforme humaine car elle prend en compte les situations les plus difficiles : le départ à 60 ans sera maintenu pour les personnes qui ont été usées en raison de la pénibilité de leur carrière. Réforme à visage humain car cette évaluation se fera au cas par cas. En outre, en décidant d’abaisser de 20% à 10% du taux d’incapacité permettant de caractériser la pénibilité, le Président de la République a montré son souci de faire la réforme la plus juste et la plus humaine possible. Nicolas Sarkozy a montré une fois encore qu’il n’était pas dogmatique et qu’il donnait toute sa place au débat démocratique et citoyen. Avec ce nouveau seuil, les victimes de troubles musculo-squelettiques pourront bénéficier de la retraite à 60 ans. Cela concerne notamment les caissières et les manutentionnaires.
* Cette réforme est une réforme d’égalité. Hormis les cas de pénibilité reconnue, tout le monde devra travailler deux années de plus.
Egalité encore car cette réforme procède à trois alignements majeurs du régime de la fonction publique :
- le taux de cotisation acquitté par les fonctionnaires sera porté de 7,85 % à 10,55 % en dix ans afin de l’aligner sur celui qui s’applique aux salariés du secteur privé.
- le dispositif de départ anticipé sans condition d’âge pour les parents de trois enfants ayant quinze ans de services sera fermé à compter de 2012, parce que cela pouvait être assimilé à un dispositif de pré-retraite.
- le minimum garanti sera désormais, comme dans le secteur privé, soumis à une condition de taux plein.
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Le Président de la République, le Gouvernement et la majorité présidentielle sont déterminés à sauver notre régime de retraite sans tuer la création de richesse dans notre pays, création de richesse qui finance les emplois et les retraites.
Le quinquennat de Nicolas Sarkozy est d’ores et déjà marqué par des réformes qui ont profondément modernisé notre pays.
La réforme des retraites s’ajoutera à la longue liste à mettre à l’actif du Président Sarkozy et de sa majorité au service des Français et de la France.
