Samedi dernier nous avons eu l’insigne joie d’assister sur la chaîne parlementaire au discours de Ségolène Royal lors de sa 3ème « Fête de la Fraternité ».

Passons rapidement sur l’attitude bien peu fraternelle qu’elle a manifestée envers notre Président de la République, Nicolas Sarkozy. Si telle est la conception de la Fraternité de Soeur Ségolène, je dois avouer que nous n’avons pas la même…

Le plus grave dans ce discours assez déplorable est que Ségolène Royal s’est positionnée en candidate à la présidentielle déjà élue : dans moins de deux ans nous ferons ceci. Dans deux ans nous ferons cela. A-t-elle martelé…

Je me dois de rappeler à Madame Royal quelques bases de droit constitutionnel (c’est une matière particulièrement importante lorsque l’on souhaite être Président de la République) : c’est le Peuple français qui décide lors des élections présidentielles qui sera le Président de la République française pour 5 ans. Et les prochaines élections présidentielles n’auront lieu qu’en avril et mai 2012.

Que Madame Royal nous annonce qu’elle est la gagnante des prochaines primaires au PS n’est pas plus surprenant que cela, vu le fonctionnement interne de ce parti dans lequel la tricherie semble être la règle, comme l’ont montré plusieurs ouvrages récents et comme l’ont confirmé d’éminents socialistes.

Mais qu’elle préjuge du choix souverain du Peuple français, c’est un déni de démocratie que je ne peux absolument pas accepter !

Que la Présidente de la région Poitou-Charentes soit obnubilée par les élections présidentielles, après tout, c’est son problème. Notre affaire à nous, c’est de travailler dans l’intérêt de la France et des Français.

En 2007, n’en déplaise à Madame Royal, le Peuple s’est exprimé clairement et a confié un mandat à Nicolas Sarkozy et à sa majorité.

Il nous reste moins de deux ans pour essayer de mettre tout ce programme en oeuvre, malgré la grave crise mondiale que nous avons connue. Cette crise, la plus forte depuis la crise de 1929, extérieure à notre politique a notablement compliqué la tâche, notamment en dégradant la situation économique.

  • Heureusement qu’avant la crise nous avons eu le temps de mettre en place des réformes structurelles qui ont mieux protégé notre pays que nos voisins européens.
  • Heureusement que dès le début de cette crise le Président de la République et sa majorité présidentielle ont su réagir, sans céder à la panique et en prenant les mesures de relance nécessaires.

* Notre volonté de réforme, derrière le Président de la République, Nicolas Sarkozy, est intacte !

* Nous ne céderons jamais aux sirènes de la démagogie, sur les retraites comme sur tout sujet !

* Nous poursuivrons la modernisation de la France !

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Muriel Marland-Militello, Député des Alpes-Maritimes

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