Je prends acte de la position hostile au monde associatif prise par François Hollande : dans un amendement au projet de loi de finances pour 2012 (amendement n°II-724) dont il est signataire, Monsieur Hollande considère que le mécénat associatif est une niche fiscale et qu’il faut par conséquent le plafonner.
Cette erreur manifeste trahit une profonde méconnaissance du monde associatif, qui n’est pourtant pas un pan anecdotique de notre société, de par son apport irremplaçable à la solidarité et au lien social comme de par son ampleur (un million d’associations et de plus 14 millions de bénévoles).
Une erreur manifeste car la fiscalité du mécénat associatif ne constitue pas une niche fiscale : il n’y a aucun enrichissement économique personnel du donateur. Au contraire par sa contribution financière volontaire, le contribuable enrichit notre société en finançant des oeuvres d’intérêt général.
Cet amendement va à contre-sens de l’histoire de la vie associative, qui développe depuis de nombreuses années des moyens pour inciter le mécénat des particuliers et des entreprises afin de financer ses oeuvres d’intérêt général.
Je considère qu’il est extrêmement grave, quand on aspire aux plus hautes fonctions de l’Etat, de connaître aussi mal les réalités et les problématiques du monde associatif.
A l’opposé, la majorité présidentielle, derrière le Président de la République Nicolas Sarkozy, reconnaît la vie associative comme une richesse pour notre pays, surtout en temps de crise et pour les associations éligibles aux déductions fiscales, c’est à dire celles qui oeuvrent pour l’intérêt général.
