Un article de Fabrice Amedeo publié le lundi 12 décembre 2011 sur le site du Figaro fait état d’une augmentation des cyber-attaques qui se chiffrerait à 29% pour cette année.

En tant que député, je suis particulièrement sensible à ces questions qui nous concernent tous, à ces questions qui menacent le monde numérique, qui en menacent ses puissants atouts en termes de consommation mais aussi en termes de liberté d’expression et de communication, d’accès à l’information, au savoir, à la culture, etc.

 

Pourquoi de telles attaques ?

Sans vouloir disserter sur la nature humaine, force est d’observer que les motivations malsaines sont diverses.

Certains mènent ces attaques par pure idéologie, une idéologie mortifère. Ainsi en va-t-il des personnes qui ont revendiqué la publication d’informations personnelles des députés de la majorité : ils voulaient, tenez-vous bien, donner une leçon sur le thème simpliste : « pas de fichier, pas de fuite », ce qui est d’une naïveté touchante mais qui est grave et ne justifie en rien ces faits répréhensibles. Que penserait-on de personnes qui voleraient des voitures en justifiant leur action en disant « pas d’automobile, pas d’accident » ?

D’autres, et cela est encore bien plus grave, mènent des cyber-attaques pour livrer des guerres numériques contre des entreprises ou des Etats.

Toutes ces attaques sont inacceptables. Elles bafouent nos trois valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous devons absolument les éradiquer pour renforcer la société numérique civilisée à laquelle tous les citoyens ont droit.

La sécurité informatique enjeu républicain

La sécurité informatiques est donc un enjeu majeur dans notre société de l’information, à l’ère numérique. Je propose plusieurs pistes :

Tout d’abord, ne pas céder au fatalisme. Ce n’est pas parce qu’une sécurité absolue n’existe pas (en informatique comme ailleurs) que nous devons rester les bras ballants…

Renforcer les sanction

Je souhaite le renforcement des sanctions. Je souhaite, entre autres, le doublement des peines encourues par les pirates informatiques lorsqu’ils s’attaquent à un service public car le service public est notre bien commun. J’ai déposé une proposition de loi en ce sens.

Investir dans l’intelligence

L’Etat doit aussi investir massivement dans la sécurité informatique et prendre des décisions énergiques. Le Gouvernement a déjà pris d’excellentes mesures, par exemple en renforçant les pouvoirs et les crédits dévolus à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi). Sur ce point comme sur les autres, je fais entièrement confiance au courage et à la compétence de notre Président de la République, Nicolas Sarkozy.

Nous devons également continuer à investir dans la recherche et la formation. Seul un bataillon de chercheurs, d’ingénieurs, d’experts en réseaux et en sécurité informatique, permettront à la France et aux Français de ne pas être dépendants de ce genre d’attaques, il est vrai, particulièrement lâches.

Coopération judiciaire

Internet est un réseau mondial. Il faut donc également renforcer la coopération judiciaire entre les Etats afin de pouvoir lutter efficacement contre les attaques informatiques qui sont souvent menées via des serveurs situés à l’étranger. Les organisations internationales doivent se mobiliser sur ces sujets.

 

Renforcer le monde numérique civilisé

La majorité présidentielle agit avec détermination pour renforcer les droits et libertés de tous sur internet et promouvoir le monde numérique civilisé.

Un monde numérique civilisé c’est un notamment monde où les cyber-attaques peuvent être élucidées, où leurs auteurs sont punis même si ceux-ci ont une grande maîtrise de l’informatique. La lutte contre les cyber-attaques est un enjeu républicain d’avenir !

Un monde numérique civilisé, à la différence d’un monde numérique seulement responsable, c’est également un espace qui permet à l’Homme de s’élever. Et quoi de mieux que la culture ? Illustration de notre action sur ce sujet essentiel : la loi Hadopi, dont j’ai été en 2009 rapporteure pour avis au nom de la commission de la culture.

Souvent caricaturée par le passé, cette loi, en vérité pédagogique et équilibrée, permet la plus large diffusion des oeuvres culturelles grâce à internet, dans le respect des droits des artistes, ce qui est moralement indispensable -car tout travail mérite salaire- mais aussi ce qui est indispensable pour que tous les internautes puissent bénéficier durablement d’une création de qualité.

 

Donnons à notre pays les moyens d’y parvenir, pour le plus grand bénéfice économique, social et culturel, des internautes et de nos entreprises !

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Muriel Marland-Militello, Député des Alpes-Maritimes

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