Je me réjouis que le parti socialiste, par la voix de la conseillère culture du candidat Hollande, admette enfin la réalité sur un point en reconnaissant les vertus pédagogiques de l’Hadopi*, voulue par le Président de la République Nicolas Sarkozy. Cette bonne foi peu coutumière à gauche est un bon début.
Mais patatras, Aurélie Filippetti, la « spécialiste de ces questions » au sein de l’équipe de campagne de Monsieur Hollande, a malheureusement tout faux lorsqu’elle clame que l’Hadopi a opposé artistes et internautes.
Au contraire, en sortant de la seule réponse pénale du délit de contrefaçon, la loi Hadopi a permis par sa réponse graduée pédagogique de réunir les internautes et les créateurs.
- Dans le sens des internautes vers les créateurs : en mettant en lumière le mépris envers le travail des artistes que constitue le piratage ainsi qu’en soulignant la nécessité d’une consommation culturelle durable pour continuer à bénéficier d’une qualité et d’une variété de choix.
- Dans le sens des industries culturelles vers les internautes : en gravant dans le marbre de la loi la mission première de l’Hadopi, l’encouragement du développement de l’offre légale, ainsi qu’en interdisant tous les DRM sur la musique et en réduisant notablement la chronologie des médias.
Si des personnes ont cherché à opposer le public et les artistes, ce sont bien les socialistes, avec leurs caricatures incessantes et leurs postures politiciennes, nourrissant un feu aveugle de boulets rouges. Le mot « catastrophe » employé par la conseillère de Monsieur Hollande pour désigner l’Hadopi en est un exemple patent.
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Demander une contribution financière forfaitaire et obligatoire lors du paiement des frais d’inscription, comme elle le suggère, est une mauvaise piste. La licence globale, réservée aux étudiants ou non, est une idée inepte qui n’assure pas un financement dynamique de la création. La licence globale se heurte également à la nécessité d’assurer une juste redistribution des revenus, ce qui exigerait un dispositif de surveillance coûteux et attentatoire aux libertés individuelles des internautes.
Mais, faut-il s’inquiéter outre mesure de ces propositions puisque d’ici le mois d’avril 2012 Monsieur Hollande aura eu le temps de continuer à changer d’avis plusieurs fois sur ce point comme sur les autres ?
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A l’UMP, loin des atermoiements de Monsieur Hollande, nous menons une politique claire et efficace pour accroître l’accès à la culture aux jeunes : gratuité des musées et des monuments nationaux aux moins de 26 ans, mise en place de ciné-lycée, la carte musique jeunes, etc.
Et comme nous avons une vision réaliste et complète de la culture, nous menons également des actions pour permettre aux jeunes l’égalité des chances dans l’accès à la création, notamment avec la mise en place prochaine d’un centre national de la musique.
* « Hadopi a eu des vertus. Cela a permis de parler du droit d’auteur et de faire la pédagogie. » Aurélie Filippetti, lundi 12 décembre 2011
