Voici le texte de ma contribution au rapport de la mission d’information en conclusion des travaux de la mission d’information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants. Ce rapport a été enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 7 décembre 2011. Ma contribution se situe à la page 150 de ce rapport qui est accessible sur le site de l’Assemblée nationale à l’adresse suivante : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i4033.asp

 MA CONTRIBUTION ECRITE

Je suis soulagée que ce rapport d’information ait abandonné la préconisation, un temps envisagée, de supprimer les concours de recrutement des enseignants, ce qui aurait porté en germe un dangereux affaiblissement de notre système éducatif.

La masterisation est une excellente mesure mais elle ne doit pas aboutir à la suppression des concours qui constituent l’un des socles de notre modèle républicain. En effet, s’il est bien deux valeurs cardinales inhérentes aux concours ce sont l’égalité et le mérite.

Le concours permet à notre pays de développer des voies d’excellence. Que ce soit pour le recrutement dans les écoles d’ingénieurs, des médecins ou des fonctionnaires, les concours sont l’unique moyen de sélectionner sur des bases liées au mérite.

Réformer les concours pour instaurer davantage d’épreuves orientées métiers me semble une évolution souhaitable mais la suppression des concours serait une hérésie qui ouvrirait la porte à l’arbitraire des choix.

Dans cette contribution, je veux aussi exprimer mon souhait profond de voir davantage développée la formation artistique et culturelle des enseignants.

L’enjeu est double : une telle formation donnerait une ouverture d’esprit supplémentaire aux professeurs mais elle serait également très utile pour préparer les enseignants à délivrer les enseignements transversaux obligatoires en histoire des arts, mis en place de l’école au lycée depuis 2008 par notre majorité. Une telle formation serait également à même de susciter plus de volontariat au sein du corps enseignant pour organiser les activités artistiques et culturelles proposées dans le cadre de l’accompagnement éducatif, en particulier dans les ateliers artistiques.

Outre les actions de formation continue proposées dans le plan national de formation, je suggère deux pistes qui, quant à elles, concernent la formation initiale :

  • instaurer une unité d’enseignement obligatoire en art et culture dans tous les masters « Métiers de l’enseignement et de la formation » ;
  • mettre en place un pré-requis supplémentaire qui attesterait d’un niveau minimal de formation artistique et culturelle qui viendrait compléter les deux pré-requis exigés des candidats – à savoir la certification de compétences en langues de l’enseignement supérieur (CLES 2) et la certification en informatique et Internet (C2i2E) -.

L’école doit plus que jamais être le lieu de la transmission des savoirs mais aussi de nos valeurs républicaines et de la formation de l’esprit critique, le lieu de l’épanouissement citoyen et culturel. Le maintien des concours de recrutement et la formation artistique et culturelle des enseignants sont deux clés majeures de l’école du XXIème siècle

Partagez cet article

Muriel Marland-Militello, Député des Alpes-Maritimes

Bombax Theme designed by itx