François Hollande a annoncé, après s’être déjà contredit plusieurs fois sur le sujet, qu’il souhaitait supprimer la loi Hadopi et créer une taxe sur les fournisseurs d’accès et fabricants de matériels.

Comme d’habitude François Hollande reste flou. Quelle assiette ? Quel taux ?

Cette taxe n’est qu’une licence globale déguisée, elle serait répercutée dans une augmentation du prix des abonnements internet. Ensuite comment répartir équitablement le produit de cette taxe ? En fonction du nombre de fois où l’oeuvre aura été piratée ? Comment mesurer ce nombre ?

Souhaiter supprimer les lois Hadopi est une grave erreur.

L’Hadopi, autorité indépendante mise en place grâce à notre Président de la République Nicolas Sarkozy, agit au quotidien en faveur de développement de l’offre légale, de la diversité culturelle et de la démocratisation culturelle. La supprimer, c’est se priver bêtement de toutes ses actions bénéfiques aux artistes et aux internautes.

Supprimer la loi Hadopi pour la remplacer par une taxe sur les FAI est dangereux.

Les FAI doivent effectivement jouer un rôle plus grand dans l’internet responsable, premier étage de l’internet civilisé, je le dis depuis des années, mais la dernière version en date de ce que souhaite François Hollande est la négation de l’exception culturelle. La culture n’est pas une marchandise, elle n’est pas un bien comme les autres ! L’« acte 2 de l’exception culturelle » de Monsieur Hollande serait, en fait, l’acte de décès de l’exception culturelle, exception culturelle que la France promeut avec succès dans le monde entier depuis des dizaines d’années.

Là où la majorité présidentielle, unie derrière le Président de la République, défend un modèle de société équilibré fait de droits et de devoirs, Monsieur Hollande propose laxisme, fin de l’exception culturelle et bien sûr… augmentation des impôts.

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Muriel Marland-Militello, Député des Alpes-Maritimes

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