La justice fédérale américaine a fait fermer le site megaupload.com (MU pour les intimes) et d’autres sites de sa « galaxie » pour atteintes au droit d’auteur.
Je me réjouis de cette étape importante dans l’histoire de l’internet responsable. C’est un signe qui montre que les droits des créateurs ne peuvent plus être bafoués impunément sur internet, que la création et la diversité culturelle sont protégées par les Etats. Car, au final, ce sont les internautes eux-même qui feront les frais du piratage en n’ayant plus qu’une offre artistique appauvrie à cause du piratage.
Internet est un formidable outil mais ce n’est pas un espace où toutes nos valeurs sont abolies, où l’on peut tout se permettre, ce qui serait d’ailleurs la négation de la liberté, la négation de l’Internet et le début de l’oppression.
Et c’est grâce aux initiatives de notre Président de la République Nicolas Sarkozy que la communauté internationale est décidée à ne plus céder à un certain fatalisme qui pouvait exister en la matière. Cette décision en est une illustration.
L’Histoire de la culture se souviendra de Nicolas Sarkozy comme de « l’homme qui a dit non ».
Le piratage est un danger pour l’avenir de notre civilisation. Le nier relève d’une idéologie libertaire d’une autre époque ou d’une profonde méconnaissance de la création artistique et du rôle des industries culturelles dans ce processus. Et si vous pensez différemment des ayatollahs du numérique, on vous taxera d’e-gnaritude… Mais nous ne nous laisserons pas impressionner !
Un argument souvent mis en avant pour justifier le piratage est de dire que si l’on copie un fichier, ce n’est pas du vol car le fichier initial est toujours disponible. Merci pour cette vérité d’évidence, car oui c’est bien le principe de la copie mais les conclusions qu’en tirent ces personnes sont idiotes voire malhonnêtes. Quand elles achetaient des CD, achetaient-elles uniquement le morceau de plastique, support de la musique ? Si oui, c’était cher payé… Naturellement, ce qui fait la valeur c’est l’oeuvre de l’esprit elle-même, qu’elle soit sur un CD ou sur un DVD ou qu’elle soit dématérialisée. Pirater c’est voler les fruits du travail des artistes et de tous les acteurs qui sont nécessaires à l’émergence et au développement de l’artiste.
Cette vaste opération menée par la justice fédérale américaine est un pas pour l’internet responsable mais il faut aller plus loin et agir pour l’internet civilisé, c’est à dire l’internet responsable qui, en plus, contribue fortement à la démocratisation culturelle et à la diversité culturelle. En France, grâce à la majorité présidentielle et à Nicolas Sarkozy, nous sommes en avance sur le monde entier : nous avons depuis 2010 l’Hadopi dont la mission première est justement celle-ci.
Qui a le courage de s’attaquer vraiment au piratage et de chercher des solutions pérennes favorables à la démocratisation culturelle ? François Hollande ? François Bayrou ? Marine Le Pen ? Eva Joly ? Non ! Tous veulent supprimer l’Hadopi en caricaturant l’action de cette admirable autorité administrative indépendante… Seul Nicolas Sarkozy a le courage et l’honnêteté de ne pas céder à la facilité et à la démagogie dont toutes ces personnes font preuve pour se montrer « dans le vent ».
Continuons à lutter contre la gangrène idéologique qui tente de justifier le piratage. Continuons à lutter contre cette menace pesant sur notre création et notre patrimoine culturel, quelles que soient les technologies utilisées (pair à pair, direct download comme sur megaupload, etc.). Et anticipons l’avenir : pour rendre pleinement effectif l’internet responsable, il faudra sans doute réfléchir à comment mieux réguler (au moyen d’une autorité administrative indépendante en s’entourant de toutes les garanties ?) les protocoles chiffrés pour concilier sécurité des données et des transactions avec la nécessaire lutte contre la délinquance et la criminalité. C’est le devoir des Etats de droit libéraux !
