François Hollande a re-re-…-re-re-changé son programme en matière des droits d’auteurs à l’ère du numérique. Cette fois-ci, en tentant de modifier « en douce » la proposition n°45 de son programme, programme qu’il nous avait pourtant annoncé avec tambours et trompettes. Inutile de vous faire perdre du temps en vous citant la version actuelle de cette proposition puisqu’elle aura certainement encore changé d’ici peu.
Les revirements programmatiques de François Hollande donnent le tournis : abrogation de l’Hadopi pour la remplacer par une taxe payée par les usagers et par les opérateurs, abrogation uniquement de la riposte graduée, instauration de la licence légale, instauration de la licence globale, plus de licence globale, licence globale réservée aux étudiants, taxe payée uniquement par les opérateurs, abrogation de l’Hadopi pour un mystérieux « acte 2 de l’exception culturelle ». Bref tout cela est très vague et très brouillon.
Les improvisations de François Hollande sont très graves : on ne peut pas jouer ainsi avec l’avenir de la création et de la culture pour chacun. Les atermoiements et le flou, sur ce sujet comme sur les autres, sont dangereux de la part d’un homme qui prétend présider aux destinées de la France.
Il y a urgence à créer une HADOPI socialiste : une Haute Autorité pour la Dissipation des Ombres sur un Programme Inconsistant.
François Hollande cherchait à convaincre qu’il pourrait être un « président normal » s’il était élu. En vain. Tout ce qu’il a réussi à montrer avec ses errements continuels, c’est qu’il serait un « président instable ».
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L’indécision et l’absence de convictions de François Hollande tranchent avec le courage et la détermination de notre Président de la République Nicolas Sarkozy.
Nicolas Sarkozy a su saisir à bras le corps les ravages du piratage des oeuvres culturelles, ravages dont les victimes immédiates sont les créateurs mais dont les victimes à moyen terme sont tous les internautes, qui n’auront plus d’offre culturelle nouvelle de qualité, une fois la création tuée.
Avant la mise en place de l’Hadopi en 2009, la sanction pénale était la seule solution possible pour que les artistes fassent respecter leur droit à ne pas être volés et à être payés de manière juste pour leur travail.
Grâce à l’Hadopi, les internautes, y compris ceux qui pirataient, et les créateurs sont réunis autour d’une démarche gagnant-gagnant. La riposte graduée veille, de manière pédagogique, à ce que les droits des créateurs soient respectés et sa mission d’encouragement du développement de l’offre légale permet à tous les internautes de profiter d’une offre légale de meilleure qualité et plus accessible.
Il aurait été plus simple de ne pas faire l’Hadopi et de faire, comme les autres partis, de la démagogie sur le numérique. Mais ce n’est pas notre conception de l’engagement politique au service de la France et des Français !
Sur ce sujet comme sur bien d’autres, Nicolas Sarkozy illustre avec vigueur ses qualités incontestables de chef d’Etat, qui, plutôt que de chercher à plaire à tout prix en se contorsionnant sur tous les sujets -ce qui engendre des revirements et du flou-, cherche à résoudre les problèmes, même si cela engendre une impopularité temporaire. Nicolas Sarkozy, en bon chef d’Etat, fait confiance à l’intelligence des Français.
